
Ce 14 septembre 2025, malgré un cadre légal qui autorise l’accès à la contraception, les adolescentes restent largement exclues des services de planification familiale et de santé reproductive. Ce décalage entre la loi et la réalité révèle des obstacles profonds, à la fois structurels, sociaux et culturels.
Les infrastructures adaptées aux besoins spécifiques des adolescentes demeurent rares. Dans de nombreuses zones, les centres de santé manquent de personnel formé à l’accueil des jeunes, d’espaces confidentiels et de méthodes contraceptives variées. Cette insuffisance renforce la vulnérabilité des adolescentes, déjà exposées à des taux élevés de grossesses non désirées.
La stigmatisation sociale constitue un autre frein majeur. Chercher une information ou un moyen de contraception expose de nombreuses jeunes filles au jugement moral, les poussant à renoncer à des services pourtant légaux et essentiels. Cette pression sociale s’ajoute à d’autres pratiques néfastes encore répandues, comme les mariages précoces, qui limitent les libertés reproductives des adolescentes et compromettent leur santé.
Les conséquences sont lourdes : abandon scolaire, complications de grossesse, risques sanitaires et perte d’opportunités socio-économiques. L’article souligne également l’insuffisance de l’éducation sexuelle, souvent absente ou incomplète, laissant les jeunes sans outils pour comprendre ou protéger leur santé reproductive.
Pour améliorer la situation, les spécialistes plaident pour un renforcement des structures de santé adaptées aux jeunes, une formation spécifique des prestataires, une lutte active contre les normes sociales discriminatoires, et l’intégration d’une éducation sexuelle complète dans les écoles. Protéger les droits reproductifs des adolescentes, rappellent-ils, n’est pas seulement une exigence de santé publique, mais un levier essentiel pour l’égalité des chances et le développement du pays.
Faustin DUNIA CHANÇARD
Journaliste de paix
