
Ce 26 septembre 2025, la Journée mondiale de la contraception a été célébrée à Kinshasa sous le thème « Un choix pour tous autonomie, intention, accès ». Organisé avec l’appui du UNFPA RDC, l’événement a réuni responsables de santé, organisations de la société civile et jeunes pour rappeler l’importance du droit à la contraception et de l’accès équitable aux services de planification familiale.
Au-delà de la commémoration, la rencontre a permis de dresser un état des lieux contrasté. En RDC, l’usage des méthodes contraceptives reste relativement faible, particulièrement chez les adolescentes et les jeunes femmes. Les obstacles sont multiples : manque d’informations fiables, insuffisance d’éducation sexuelle, tabous culturels persistants, ainsi que des difficultés logistiques, notamment dans les zones rurales où l’approvisionnement en contraceptifs demeure irrégulier.
Les intervenants ont insisté sur l’importance d’une éducation sexuelle complète pour permettre aux jeunes de faire des choix éclairés. Ils ont également souligné la nécessité de renforcer les structures de santé, de former davantage de prestataires et de garantir un accès confidentiel, non stigmatisant et financièrement abordable aux contraceptifs.
Dans un contexte mondial où les organisations internationales alertent sur l’urgence d’étendre l’accès à la planification familiale d’ici 2030, la RDC est appelée à intensifier ses efforts. Pour les acteurs présents, l’avenir passe par un engagement plus fort de l’État, un investissement accru dans les services de santé reproductive et une mobilisation communautaire visant à briser les normes sociales qui limitent encore l’autonomie des femmes.
Cette édition 2025 de la Journée mondiale de la contraception aura ainsi servi de plateforme pour réaffirmer un message central : l’accès à la contraception n’est pas seulement un besoin de santé publique, mais un droit fondamental, essentiel au développement du pays et à l’autonomie des femmes et des adolescentes.
Faustin DUNIA CHANÇARD
journaliste de paix
