Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et le mouvement rebelle AFC/M23 ont signé, ce mardi à Doha, un mécanisme de vérification et de surveillance du cessez-le-feu, marquant une avancée notable dans les efforts de paix en cours pour ramener la stabilité dans l’Est du pays.
Après plusieurs semaines de discussions infructueuses, les deux délégations s’étaient retrouvées à Doha le 13 octobre pour une nouvelle session de négociations. Celles-ci visaient principalement à définir un cadre commun permettant de suivre, évaluer et garantir le respect du cessez-le-feu, souvent compromis sur le terrain par des affrontements sporadiques.
Selon plusieurs sources proches du dossier, ce mécanisme de vérification prévoit la mise en place d’une structure conjointe chargée de documenter et d’évaluer toute violation du cessez-le-feu. Il s’agira, selon les négociateurs, d’un outil clé pour renforcer la confiance entre les parties et créer les conditions d’un dialogue politique durable.
Des partenaires régionaux et internationaux, impliqués dans la facilitation du processus, ont salué cette signature comme un signal encourageant pour la poursuite des efforts diplomatiques. Toutefois, les observateurs soulignent que la mise en œuvre effective de cet accord sur le terrain constituera la véritable épreuve de sa crédibilité.
Cette signature intervient dans un contexte où les tensions restent vives dans l’Est de la RDC, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu, où les combats entre les FARDC et les combattants du M23 ont provoqué le déplacement de milliers de civils.
Avec ce nouveau cadre de vérification, Kinshasa et le M23 semblent vouloir ouvrir un nouveau chapitre vers la paix, même si le chemin reste encore long et semé d’incertitudes.
